carbone.

l’élevage. double réduction des émissions de gaz à effet de serre GES. grâce à la digestion anaérobie.

L’agriculture compte pour 33% des émissions mondiales en gaz à effet de serre ; en Afrique, leur part est encore plus importante. L’élevage animal est à la source de plus de la moitié des émissions dans l’agriculture. Environ 40% d’entre elles sont liées à la non-gestion du fumier, son stockage non-adéquat et l’épandage direct sur les champs (voyez FAO).

L’élevage animal dispose d’un potentiel important pour réduire les émissions de gaz à effet de serre « GES » et, en même temps, produire de l’énergie verte.

La gestion efficace du fumier et du lisier constitue la clé pour exploiter ce potentiel. Quelle solution peut apporter une unité de biogaz ? Découvrez-le dans ce qui suit.

la digestion anaérobie évite les émissions – deux fois.

Le fumier est un émetteur de méthane, un des principaux GES. Ses émissions sont les plus élevées dans des conditions humides et chaudes et si le fumier se dégradeen plein air, pour un mois ou plus.

Seule la collecte fréquente du fumier et son injection dans une unité de biogaz évite les émissions de GES.

Dans la cuve de fermentation enfermée, le cœur de l’unité biogaz, le fumier produira ses émissions sous conditions contrôlées. Elles sont captées par l’installation et ne sont plus libérées dans l’atmosphère. L’unité biogaz élimine, pour une première fois,ces émissions de gaz à effet de serre émises par le fumier.

Lors de la fermentation du fumier à l’intérieure de la cuve, ce dernier génère du biogaz, un mélange de méthane et de dioxyde de carbone. Le méthane du fumier correspond chimiquement au gaz naturel et peut être utilisé comme un combustible, par exemple pour un moteur à gaz qui produit de l’électricité et de la chaleur. En utilisant le biogaz comme combustible renouvelable, on évite, cette fois-ci et pour une deuxième fois, les émissions de gaz à effet de serre d’une énergie fossile.

Grâce à la valorisation du fumier dans une unité de biogaz, les économies en émissions de GES sont réalisées, pour un tiers, lors de la collecte du fumier, et pour deux tiers, en remplaçant les combustibles fossiles pour la production d’électricité et de la chaleur.

c’est unique.

Parmi toutes les énergies renouvelables, solaire PV et CSP, hydro, éolien, incinération de biomasse et biogaz, seule la technologie avancée de la digestion anaérobie du fumier et du lisier et la fermentation contrôlée des déchets ménagers organiques contribuent réellement à éliminer les émissions de GES, non seulement les éviter.

Ce double potentiel démarque la digestion anaérobie des autres technologies. voyez CO2-Emissionen der Stromerzeugung: Ein ganzheitlicher Vergleich verschiedener Techniken.

le potentiel d’économies en CH4 d’une ferme de 1000 têtes.

Une ferme de 1 000 vaches produit environ 10 000 tonnes de fumier frais par an. Si la collecte du fumier a lieu quotidiennement, le fumier est injecté dans une unité de biogaz au niveau de la ferme, le méthane récupéré lors de la fermentation contrôlée est utilisé comme combustible dans une cogénération d’électricité et de chaleur et si toute énergie produite est consommée au niveau de la ferme ou injectée au réseau électrique :

Les économies en GES s’élèvent, dans ce cas, à 1 300 tonnes équivalents CO2 par an dans des régions à températures modérées, et jusqu’à 1 500 t CO2 éq. dans des régions chaudes.

le cas du Maroc.

Le Maroc s’est engagé à réduire ses émissions en GES d’ici 2030 de 13%, comparé au business as usual. En 2015, le pays a reporté au Secrétariat du Climat, que cette réduction correspondait à 142 millions de tonnes CO2 éq. sur la période de 2020 jusqu’à 2030 ; en moyenne alors 14,2 millions de tonnes CO2 éq. par an.

Selon la FAO, le Maroc produit 33 millions tonnes de fumier par an, dont 15 millions tonnes de provenance bovine. Théoriquement, la valorisation du fumier du Maroc pourrait contribuer à 30% des réductions des gaz à effet de serre visées. Le fumier de bovin seul à environ 15%.

Évidemment, la collecte de tout le fumier au Maroc est peu réaliste, notamment avec l’élevage extensif et les milliers de petites fermes qui représentent la plus grande partie du secteur.

Pourtant, le pays a vu, durant les dernières années, l’arrivée de plusieurs grandes fermes intensives avec beaucoup plus de 1000 têtes – et la tendance de concentrer la production laitière et l’engraissement n’est qu’à ses débuts. Avec la technologie biogaz, ces entités ont un important potentiel de contribuer à la réduction des GES en agriculture, tout en bénéficiant de leur propre production d’énergie.

Quant aux petites exploitations, des solutions adaptées à leur taille pourraient apporter d’autres avantages: éviter les émissions, créer une source d’énergie alternative, propre pour cuisinier et réduire la déforestation causée par la coupe du bois pour combustible, au Maroc comme dans toute l’Afrique.

oui, c’est faisable.

Notre analyse montre clairement, qu’en utilisant du fumier dans un système de digestion anaérobie (DA), nous pouvons réduire considérablement les émissions en GES dans le secteur de l’élevage – et produire, en même temps, de la bioénergie.

La production du biogaz dans une unité DA est la gestion durable du fumier la plus efficace!